Le projet

Lancée à l’occasion de la visite d’État d’Emmanuel Macron en République de Corée au mois d’avril 2026 et s’inscrivant dans le cadre de l’anniversaire des 140 ans des relations diplomatiques entre la France et la Corée, la Villa Hanbul est un programme national de résidences artistiques franco-coréennes.

Ce programme vise à approfondir les échanges artistiques entre les deux pays en ouvrant des possibilités de résidence à de jeunes créateurs en s’appuyant sur un réseau de partenaires institutionnels et culturels français et coréens.

S’inscrivant dans la continuité de la Villa Busan créée en 2024 et dédiée aux arts visuels, La Villa Hanbul élargit désormais cette dynamique à de nouvelles villes (Bucheon et Cheongju) et s’ouvre à de nouvelles disciplines artistiques (photographie, arts graphiques et métiers d’art)

Par sa dénomination même, « Hanbul » – transcription du terme coréen désignant « Corée-France » – ce programme affirme son ambition : déployer un réseau de résidences sur l’ensemble du territoire coréen, en lien étroit avec les institutions culturelles des deux pays.

Les Résidences

Villa Hanbul – Busan

Lancée en 2024, la Villa Hanbul – Busan propose, à compter de 2026, deux programmes :

  • un programme de résidence d’exploration de six semaines consacré aux arts visuels ;
  • un programme de résidence de création de trois mois dédié à la photographie.

Dans le cadre de son programme arts visuels, la Villa Hanbul – Busan propose aux artistes développant un projet de recherche nécessitant une immersion en République de Corée une résidence d’exploration de six semaines au Hongti Art Center, ouverte exclusivement aux diplômés des Beaux-Arts de Marseille depuis moins de cinq ans (promotions 2025 – 2024 – 2023 – 2022 – 2021).

Villa Hanbul – Bucheon

La Villa Hanbul – Bucheon est consacrée aux arts graphiques.

Elle est développée en partenariat avec la ville de Bucheon, le Korea Manhwa Contents Agency (KOMACON) et la Haute école des arts du Rhin (HEAR).

Dans sa phase initiale, la Villa Hanbul – Bucheon est dédiée à l’illustration et à la bande dessinée. Chaque projet développé en résidence donnera lieu à une exposition de restitution dans le cadre du salon international de la bande-dessinée de Bucheon (BICOF). L’ambition est claire : favoriser l’immersion, le dialogue interculturel et la visibilité internationale des artistes.

Ouverte aux diplômés de la HEAR, l’appel à candidatures pour la première résidence de la Villa Hanbul – Bucheon a été publié le 2 mars et clôturé le 25 mars 2026. L’accueil du premier résident a débuté le 23 juin 2026 pour une période de trois mois.

Villa Hanbul – Cheongju

La Villa Hanbul – Cheongju est dédiée aux métiers d’art.

Ce programme est mené en partenariat avec la ville de Cheongju, la Biennale des métiers d’art de Cheongju et les Manufactures nationales Sèvres & Mobilier national. L’accueil du premier résident français en Corée se déroulera au mois de septembre ; de façon symétrique, un créateur coréen sera accueilli au Mobilier national pour une résidence d’exploration de six semaines au mois de novembre.

Nos derniers résidents

Portrait photo d'Uy-Vinh Landru par Correntin GarridoIllustration d'Uy-Vinh Landru pour l'article Extrait de l’œuvre Extrait de l’œuvre Extrait de l’œuvre

Uy-Vinh Landru est un auteur et illustrateur strasbourgeois, diplômé de la Haute école des arts du Rhin (HEAR) en 2024. Il travaille avec la presse (TéléramaBomb, Biscotoetc.), et a été nominé à plusieurs reprise Jeune Talent au Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême. Son projet de roman graphiqueMaison Porcelaine, questionne la relation entre intimité familiale et héritage migratoire. 

Projet développé en résidence : 

Maison Porcelaine est un récit en huis clos, suivant le quotidien de la famille Laurent dans leur nouvelle maison de banlieue. Entre des esprits insidieux tapissés dans les murs et les relations qui se dégradent violement au sein du foyer, ce projet d’écriture explore les liens complexes entre intimité familiale, passé migratoire et le silence dans la subsistance de la mémoire. 

Artiste plasticienne, musicienne et réalisatrice, Ombline Ley est née en 1988. Elle vit et travaille à Paris. Diplômée des Arts Décoratifs de Paris en 2014, elle a réalisé DANS LA TERRIBLE JUNGLE, un long-métrage documentaire co-réalisé avec Caroline Capelle, montré à Cannes en 2018 dans la sélection l’ACID, et distribué en salles en février 2019 par Les Acacias. Son précédent court-métrage, CAVERNICOLE, a été montré au festival Visions du Réel et a remporté le prix du meilleur film au festival Bogoshorts (Bogota, Colombie). Elle co-réalise ensuite le film BRIN, toujours avec Caroline Capelle, en collaboration avec LE BAL centre d’art contemporain, et le projet pluriel VIDEOBANG, en résidence avec le cinéma Georges Simenon de Rosny-sous-bois. Son édition photographique FASCINUS (co-réalisation avec Anaïs Bigard-Bachmann) a été éditée par FP&CF et est actuellement distribuée en librairie. En parallèle, elle développe son projet musical DUO KOR, à travers une pratique de la vidéo et du spectacle vivant. Elle est actuellement membre du comité de sélection des Etoiles de la SCAM et prépare son prochain film MINISTÈRE DE LA SOLITUDE, qui se tournera au Japon. 

Exposition de restitution « Le syndrome de la cocotte-minute » : 

Entre films documentaires, témoignages, compositions sonores, lumières et textiles, l’artiste explore la société coréenne à travers le prisme du « hwapyeong » (화병), pathologie coréenne associée à la colère contenue.

Artiste plasticien formé en histoire médiévale, Floryan Varennes explore à travers ses sculptures et installations les notions de préservation, de protection et de transformation du corps. Son travail puise dans l’iconographie néo-médiévale autant que dans les technologies biomédicales, donnant naissance à des entités hybrides – entre armures, prothèses et dispositifs de régulation – conçus à partir de verre, de cuir, de végétaux, de polymère ou encore d’acier inoxydable.

Exposition de restitution « AFTERLIFES » : 

« Après la disparition de la dernière génération de haenyeo, leurs corps, fendant l’océan en apnée, devinrent des visions spectrales, réminiscences d’un temps désormais hors d’atteinte. Englouties par la montée des eaux et l’épuisement des récifs, elles laissèrent un héritage que ni les modèles de conservation ni les banques de données climatiques ne surent combler.L’exposition Afterlifes de Floryan Varennes s’inscrit dans les marges de cette future extinction spéculative. Une vie ténue s’y invente, entre mémoire et système de préservation, un dernier sanctuaire persiste. L’exposition propose un environnement où attention et persistance s’entrelacent dans une architecture de signes ambigus : sculptures flottantes, entités hybrides, structures simulées, tapisserie organique, simulacre de performance, autant de seuils entre le vivant et ses modes opératoires. L’espace devient un dispositif : entre pertes inassimilables et tentatives de réenchantement. »

Couple franco-turc, ils coréalisent des films et des vidéos depuis 2004. Après plusieurs courts-métrages (sélectionnés à Berlin, Locarno, Clermont-Ferrand), vidéos (exposées dans divers Centres d’Art et Musées), et trois longs-métrages, « Noor » (Pakistan, 2012 / Cannes Acid), « Ningen » (Japon, 2013 / Toronto), et « Sibel » (Turquie, 2018, Locarno), le duo est actuellement en post-production de son 4ème long-métrage, « Arzu » (Turquie, 2025). 

Exposition de restitution ‘Ghost & Found’ : 

Encouragée par les derniers mots de sa grand-mère et animée par un étrange pressentiment, Suna, une jeune femme turque, petite-fille d’un martyr de la guerre de Corée, se lance dans un voyage à la recherche de son grand-père. Son objectif : percer le mystère qui entoure le passé de cet homme, un héros oublié de l’histoire. En enquêtant sur le sol sud-coréen, elle découvre peu à peu des indices révélateurs sur celui qui, il y a 70 ans, a dû faire un choix décisif. Mais lorsque le « Fantôme » sera enfin retrouvé, Suna devra, elle aussi, choisir son destin. 

Une identité visuelle symbolique du dialogue franco-coréen

Afin d’accompagner le lancement du programme, une identité graphique originale a été confiée à la Haute école des arts du Rhin (HEAR) et à la designer Anastasia Plekhanova, issue du master Graphic Languages de l’école.

Cette charte visuelle associe caractères latins et hangeul, l’alphabet coréen, traduisant visuellement le dialogue entre les deux cultures et l’ambition de la Villa Hanbul : créer un espace commun de création et d’échange entre la France et la Corée.

Le Programme de post-résidence Villa Hanbul / Villa Kujoyama

Programme de post-résidence concernant les lauréats de la Villa Busan et de la Villa Kujoyama, établissements de résidences artistiques du réseau de coopération culturelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. 

Ce programme de post-résidence poursuit les objectifs suivants : 

  • Promouvoir la présence des lauréats de ces deux résidences dans les grandes biennales internationales en Corée et au Japon ; 
  • Promouvoir et approfondir la visibilité et le rayonnement des trois établissements auprès des institutions et professionnels de leurs territoires respectifs ; 
  • Donner une dimension supplémentaire à l’expérience acquise par les lauréats au cours de leur programme de résidence et les accompagner dans leur insertion professionnelle à l’international ; 
  • Les mobilités à l’échelle régionale conformément aux objectifs RSE assignés à nos établissements de coopération culturelle ; 
  • Etudier les modalités de création d’un parcours croisé entre les trois institutions.  

Les champs disciplinaires concernés sont ceux couverts par chacune des résidences. 

Les premiers jalons identifiés d’application de ce programme pour lesquels des lauréats sont ou ont été proposés sont : 

  • La Biennale internationale des métiers d’art de Cheongju (septembre 2025, organisation d’une résidence avec Mona Oren) ; 
  • La Biennale d’art contemporain de Gwangju (automne 2026). 

Les Lauréats du programme Villa Busan/Villa Kujoyama

Sculptrice sur cire et lauréate de la Villa Kujoyama, Mona Oren a représenté la France à la Biennale des métiers d’art de Cheongju de 2025. Projet porté conjointement par l’équipe curatoriale de la Biennale des métiers d’art de Cheongju et le service culturel de l’Ambassade de France en République de Corée, Mona Oren est entrée en résidence de production à Cheongju le 1 juillet 2025. Elle a ensuite exposé son oeuvre Yuki III: Mr. Kim’s Lotus Farm lors de la Biennale, réalisée avec de la cire microcrystalline ainsi que de la cire d’abeille coréenne.  

Mona Oren développe un langage sculptural singulier à travers le moulage et la coulée de cire, un matériau « vivant » et organique, fragile et sensible au temps comme à la chaleur. Sa translucidité confère à ses œuvres une intimité particulière.

D’abord inspirée par la nature et les écologies végétales, sa pratique s’est progressivement orientée vers une abstraction nourrie de réflexions sur le récit personnel et l’identité. Ses œuvres instaurent ainsi une tension subtile entre profondeur et vulnérabilité, évoquée par des sensations immatérielles semblables à de fines membranes.

Pour candidater

[APPEL À CANDIDATURE CLÔTURÉ] VILLA HANBUL – BUSAN / PHOTOGRAPHIE

L’appel à candidatures pour la résidence Villa Hanbul – Busan consacrée à la photographie est ouvert jusqu’au 15 mai, minuit heure française.

Destinée aux artistes photographes développant un projet de recherche nécessitant une immersion en République de Corée, la Villa Hanbul – Busan propose en 2026 une résidence de création de trois mois, ouverte aux diplômés d’une école d’art, de photographie, de cinéma ou de documentaire depuis au moins deux ans.

L’appel à candidatures est accessible ici.

[APPEL À CANDIDATURE CLÔTURÉ] VILLA HANBUL – BUSAN / ARTS VISUELS

L’appel à candidatures pour la résidence Villa Hanbul – Busan consacrée aux arts visuels est ouvert jusqu’au 11 mai, minuit heure française.

Destinée aux artistes développant un projet de recherche nécessitant une immersion en République de Corée, la Villa Hanbul – Busan propose pour 2026 une résidence d’exploration de six semaines, ouverte aux diplômés des Beaux-Arts de Marseille depuis moins de cinq ans (promotions 2025 – 2024 – 2023 – 2022 – 2021).

L’appel à candidatures est accessible ici.

[APPEL À CANDIDATURE CLÔTURÉ] VILLA HANBUL – BUCHEON

L’appel à candidatures pour la résidence Villa Hanbul – Bucheon est ouvert jusqu’au 25 mars 2026, 23h59 heure française.

Destinée aux artistes relevant des domaines de l’illustration et de la bande dessinée portant un projet nécessitant un séjour d’immersion en République de Corée, la Villa Hanbul – Bucheon propose pour 2026 une résidence artistique de trois mois, ouverte aux diplômés de la Haute école des arts du Rhin (HEAR).

L’appel à candidatures est accessible ici.

© Copyright - Service culturel de l"ambassade de France en Corée